Contenu du cours
Module 1. Tabac : repères essentiels sur ses effets et sa consommation
À l’issue de ce module, vous serez capable de citer les effets principaux du tabac sur la santé, de connaître les usages actuels (prévalence, nouveaux produits), et de corriger des idées reçues fréquemment rencontrées chez les patients.
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Module 2. Mieux comprendre l’addiction au tabac
À l’issue de ce module, vous serez capable de décrire les trois dimensions de la dépendance tabagique (physique, psychologique, comportementale), d’expliquer le phénomène de craving et d’identifier ses implications dans l’accompagnement.
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Module 3. Aborder le tabac sans détour ni jugement
À l’issue de ce module, vous serez capable de repérer une consommation de tabac, de formuler une question d’exploration non jugeante, et d’initier un dialogue avec le patient en s’appuyant sur des principes de communication motivationnelle.
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Module 4. Prescrire les substituts nicotiniques en toute simplicité
À l’issue de ce module, vous serez capable d’évaluer le niveau de dépendance d’un patient fumeur, de choisir une stratégie de substitution nicotinique adaptée (forme, dosage, combinaison), et de rédiger une ordonnance conforme aux recommandations.
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Module 5. Suivre ou orienter : comment s’y retrouver ?
À l’issue de ce module, vous serez capable de proposer un suivi adapté à son rôle professionnel, de reconnaître les situations nécessitant une orientation vers un autre professionnel, et d’identifier les ressources disponibles au niveau local ou national.
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Les bases de l’accompagnement à l’arrêt du tabac en soins premiers

Vérifiez vos réponses au quiz

Comparez vos réponses au quiz avec les corrections ci-dessous. Cliquez sur chaque question pour dérouler l’explication. Vous pouvez refaire le quiz autant de fois que nécessaire pour consolider vos connaissances !

La nicotine est impliquée dans la dépendance ?

VRAI. La nicotine est le principal composé impliqué dans la dépendance physique au tabac. Elle agit sur le système de récompense en stimulant la libération de dopamine, ce qui renforce les comportements de consommation et favorise le maintien de la dépendance.

Source : Haute Autorité de Santé (2007). Stratégies thérapeutiques d’aide au sevrage tabagique : efficacité, efficience et prise en charge financière.   https://www.has-sante.fr/jcms/c_477515/fr/strategies-therapeutiques-d-aide-au-sevrage-tabagique-efficacite-efficience-et-prise-en-charge-financiere

La quantité de tabac fumée est plus impactante que la durée du tabagisme ?

FAUX. La durée de consommation et la quantité de tabac fumée déterminent le risque de développer une maladie. Néanmoins, les études montrent que la durée du tabagisme est généralement un facteur de risque plus important que le nombre de cigarettes fumées par jour. C’est pourquoi un arrêt précoce procure des bénéfices majeurs pour la personne.

Source : Haute Autorité de Santé. (2014). Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. Argumentaire scientifique. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2014-01/argumentaire_scientifique-_arret_de_la_consommation_de_tabac.pdf

Le tabac à rouler présente peu de risques pour la santé ?

FAUX. Selon le Comité national contre le tabagisme (CNCT) « Fumer une cigarette de tabac à rouler conduit à inhaler trois à six fois plus de nicotine, de monoxyde de carbone (CO) et de goudrons que fumer une cigarette manufacturée classique. »

Source : Comité national contre le tabagisme, Fumer du tabac à rouler est-il moins nocif ?, en ligne : https://cnct.fr/topic/fumer-du-tabac-a-rouler-est-il-moins-nocif/

Plus de 30 % des cancers de la vessie sont liés au tabagisme ?

VRAI. Le tabac est la cause directe ou un facteur favorisant de nombreux types de cancers. Il est responsable de plus de 8 cancers du poumon sur 10, de près de 70 % des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage) et de 35 % des cancers de la vessie.

Il serait aussi impliqué dans le développement des cancers du foie, du pancréas, de l’estomac, du rein, du col de l’utérus, du sein, du côlon-rectum, de l’ovaire et de certaines leucémies.

Source : Institut national du cancer, Le tabac, premier facteur de risque évitable des cancers, 2025, en ligne : https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/prevenir-les-risques-de-cancers/facteurs-de-risque-lies-aux-modes-de-vie/tabac/le-premier-facteur-de-risque-evitable-de-cancers

Le tabagisme passif n’entraîne pas de cancers ?

FAUX. Cardiopathies ischémiques, cancers… plus de 1000 décès par an seraient liés au tabagisme passif.

Source : Institut national du cancer, Le tabac, premier facteur de risque évitable des cancers, 2025, en ligne : https://www.cancer.fr/toute-l-information-sur-les-cancers/prevenir-les-risques-de-cancers/facteurs-de-risque-lies-aux-modes-de-vie/tabac/le-premier-facteur-de-risque-evitable-de-cancers

Les problèmes d’érection liés à la consommation de tabac n’ont pas de lien avec l’âge du fumeur ?

VRAI. Dans tous les groupes d’âges, la dysfonction érectile est plus fréquente chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Parmi les hommes plus jeunes, le tabagisme est l’une des causes les plus courantes d’impuissance.

Source : Cao S. et al., « Smoking and risk of erectile dysfunction : systematic review of observational studies with meta-analysis”, PLoS ONE, 2013, en ligne : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0060443

La volonté seule ne suffit généralement pas à expliquer la réussite ou l’échec d’un sevrage tabagique ?

VRAI. L’arrêt du tabac n’est pas une question de volonté. Elle ne suffit généralement à expliquer dans la réussite ou l’échec de la tentative d’arrêt. Le tabagisme est une dépendance qui nécessite un accompagnement thérapeutique à court, moyen ou long terme, selon les besoins de chaque personne et un engagement de sa part.

Source : HAS, Arrêt de la consommation de tabac : du dépistage individuel au maintien de l’abstinence en premier recours. Recommandation, 2014, en ligne : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2014-01/recommandations_-_arret_de_la_consommation_de_tabac.pdf

Le tabac est un déstressant naturel ?

FAUX. L’effet biologique du tabac n’est pas anxiolytique, mais plutôt au contraire psychostimulant. Il s’apparente donc à une hausse de l’éveil et de l’attention plutôt qu’une réduction du stress ou l’anxiété.

La sensation de détente ressentie par de nombreux fumeurs après les premières bouffées est en réalité trompeuse. Chez les personnes dépendantes, la cigarette soulage principalement les symptômes du syndrome de manque apparus entre deux cigarettes, procurant ainsi une impression de relaxation.

Source : Nguyen C. et al., Nicotine inhibits the VTA-to-amygdala dopamine pathway to promote anxiety, Neuron, 2021, en ligne : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34242565/

31 % des jeunes de 17 ans fument quotidiennement, une tendance à la hausse ces 10 dernières années ?

FAUX. La prévalence du tabagisme chez les jeunes est en net recul. Seulement 5,6 % des jeunes de 17 ans fument des cigarettes tous les jours. C’est 6 fois moins important qu’en 2010 où 30,8 % des lycéens fumaient quotidiennement.

Source : Douchet, M.-A. (2026). Tabagisme et arrêt du tabac en 2025. Observatoire français des drogues et des tendances addictives. https://www.ofdt.fr/publication/2026/tabagisme-et-arret-du-tabac-en-2025-2681

Pour les femmes enceintes, une faible consommation de tabac est préférable à un stress lié à un sevrage immédiat ?

FAUX. L’idéal est d’arrêter de fumer avant le début de la grossesse. S’il est difficile pour la femme de l’envisager, l’arrêt sera toujours bénéfique à n’importe quel moment de la grossesse, tant pour la future maman, le fœtus ou le bébé. Il n’est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer.

Source : Coordination régionale addictions et grossesse (CRAG), https://www.crag-na.com/tabac-grossesse

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Il sera de nouveau disponible dans quelques jours. En attendant, l’ordonnance vierge reste téléchargeable ici.