L’addiction : une maladie complexe et chronique
Le trouble de l’usage est défini par 11 critères dont ne font pas partie la fréquence et la quantité. Les plus importants sont la perte de contrôle, le craving et la poursuite de la consommation malgré ses répercussions négatives. La pathologie peut être d’une sévérité variable, en fonction des critères remplis.[1]
Un processus progressif
Le passage de l’usage simple (d’une substance ou d’un comportement) vers un usage problématique se produit à travers des transformations neuro-biologiques. Ces modifications sont liées au caractère addictif du produit et aux effets renforçants (positifs et négatifs) qu’il provoque.
Le craving
C’est un besoin irrépressible de consommer une substance ou de répéter un comportement, alors que l’on ne le veut pas à ce moment-là. Il peut perdurer après l’arrêt et est prédictif des reprises de consommations.[2]
Ce n’est pas une question de volonté
L’addiction est une maladie psychiatrique chronique. Les modifications neurologiques, provoquées par le comportement addictif, empêchent le contrôle des consommations.
C’est pourquoi l’addiction peut nécessiter une prise en charge multidisciplinaire : médicale, psychologique, sociale, …
Les cues (ou éléments déclencheurs)
Ce sont les facteurs qui vont activer le désir de consommer. Ces stimuli peuvent être standards et communs à la majorité des consommateurs (ex : le café) ou personnels (ex : un abribus). Ces marqueurs ont accompagné « l’apprentissage » de l’addiction et peuvent favoriser la rechute.[3]
[1] Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM 5), 2022
[2] AURIACOMBE M. et al., « Le craving et nouvelle clinique de l’addiction : une perspective simplifiée et opérationnelle », Annales médico-psychologiques n°89 vol176, 2018
[3] CARTER BL. et al., Meta-analysis of cue-reactivity in addiction research, Addiction 94, 1999